Comment les banques françaises sont conformes aux exigences DORA en matière de gestion des risques liés aux TIC
Le secteur financier français est soumis à une surveillance stricte de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et de l’Autorité bancaire européenne. Les banques françaises doivent désormais se conformer au cadre de gestion des risques TIC de DORA tout en respectant les obligations réglementaires nationales existantes. Cette double exigence impose aux banques de mettre en place des structures de gouvernance intégrées couvrant la gestion des risques liés aux tiers, la déclaration des incidents, les tests de résilience et le partage d’informations sur l’ensemble de leurs opérations numériques.
Les exigences de conformité DORA imposent des contrôles obligatoires pour identifier, protéger, détecter, répondre et se remettre des perturbations opérationnelles. Les banques françaises doivent démontrer une résilience continue sur les systèmes de paiement, les plateformes de trading, les référentiels de données clients et les prestataires de services interconnectés.
Cet article explique comment les banques françaises construisent des programmes de gestion des risques TIC conformes, intègrent les exigences DORA aux cadres existants, opérationnalisent la surveillance des tiers et établissent des pistes d’audit opposables pour les contrôles réglementaires.
Résumé Exécutif
DORA instaure un cadre unifié de gestion des risques TIC dans le secteur financier de l’Union européenne, remplaçant les approches nationales fragmentées par des standards harmonisés en matière de résilience opérationnelle. Les banques françaises doivent mettre en place des structures de gouvernance des données couvrant l’identification des risques TIC, les mesures de protection, les capacités de détection, les procédures de réponse et la planification de la reprise. Le règlement impose des contrôles spécifiques pour la gestion des prestataires tiers, notamment les clauses contractuelles, les stratégies de sortie et l’évaluation des risques de concentration. Les banques françaises doivent relever le défi d’intégrer les exigences DORA aux obligations réglementaires existantes issues du droit bancaire français, du RGPD et des directives sectorielles. La conformité repose sur la mise en place d’une surveillance continue, de pistes d’audit immuables et de workflows de reporting automatisés démontrant la résilience de tous les systèmes TIC critiques et des flux de données sensibles.
Résumé de
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Point clé 1 : Les banques françaises doivent mettre en place des cadres de gestion des risques TIC intégrant les exigences DORA et les obligations de l’ANSSI, en instaurant des structures de gouvernance unifiées répondant aux standards réglementaires européens et nationaux sans créer de couches de contrôle redondantes.
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Point clé 2 : La gestion des risques liés aux tiers constitue l’exigence DORA la plus complexe sur le plan opérationnel, imposant une diligence approfondie, une surveillance continue, des clauses de transfert de risque contractuelles et des stratégies de sortie documentées pour les relations critiques.
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Point clé 3 : La classification des incidents et les délais de déclaration selon DORA nécessitent des workflows automatisés de détection et de notification permettant d’identifier les perturbations, d’évaluer leur criticité et de transmettre les notifications réglementaires dans les délais prescrits.
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Point clé 4 : Les tests d’intrusion pilotés par la menace doivent simuler des scénarios d’attaque réalistes sur les fonctions critiques, les résultats servant à prioriser les remédiations et à démontrer les progrès en matière de résilience auprès des autorités de supervision via des plans d’action documentés.
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Point clé 5 : La vérification de la conformité repose sur des journaux d’audit immuables retraçant les actions des utilisateurs, les changements système, les mouvements de données et les interactions avec les tiers sur l’ensemble des systèmes TIC traitant des données financières sensibles ou soutenant les fonctions métier critiques.
Comprendre le cadre DORA de gestion des risques TIC pour les institutions financières françaises
DORA instaure un cadre fondé sur des principes, exigeant des entités financières qu’elles mettent en œuvre des capacités de gestion des risques TIC proportionnées à leur taille, leur complexité et leur profil de risque. Les banques françaises doivent développer des structures de gouvernance attribuant la responsabilité claire de la supervision des risques TIC à la direction générale et aux comités du conseil d’administration. Ces instances doivent valider les stratégies de gestion des risques TIC et examiner les évaluations identifiant les vulnérabilités de l’infrastructure technologique, des applications et des dépendances vis-à-vis des tiers.
Le règlement impose aux banques de tenir des inventaires détaillés des actifs TIC, incluant matériels, logiciels, référentiels de données, composants réseau et relations avec les prestataires. Ces inventaires doivent classer les actifs selon leur criticité, documenter les dépendances entre systèmes et identifier les points de défaillance uniques. Les banques françaises doivent établir des méthodologies d’évaluation des risques tenant compte à la fois du risque intrinsèque et du risque résiduel après la mise en place de contrôles de protection.
Les banques françaises sont déjà soumises à des obligations strictes de gestion des risques TIC définies par l’ACPR. DORA ne remplace pas ces exigences existantes mais fixe un socle réglementaire directement applicable. Les banques doivent analyser les écarts entre leurs pratiques actuelles et les exigences spécifiques de DORA, notamment sur la gestion des tiers, les délais de déclaration des incidents et le périmètre des tests de résilience. Le défi d’intégration réside dans l’alignement de la terminologie, des standards de documentation et des formats de reporting entre les différents cadres réglementaires afin d’éviter les doublons.
DORA impose des contrôles proportionnés au profil de risque, mais la proportionnalité n’exonère pas les établissements plus petits des exigences de base. Les banques françaises doivent démontrer que leurs capacités de gestion des risques TIC couvrent effectivement les risques auxquels elles sont exposées, en tenant compte de la taille de la clientèle, des volumes de transactions, de l’interconnexion et de la dépendance aux tiers. La proportionnalité influe sur les délais de mise en œuvre et la sophistication des contrôles, mais pas sur les exigences fondamentales. Les banques doivent documenter leurs analyses de proportionnalité lors des contrôles de supervision.
Opérationnaliser la gestion des risques liés aux prestataires TIC tiers
Les exigences DORA en matière de gestion des risques liés aux tiers (TPRM) constituent la partie la plus prescriptive et exigeante du règlement. Les banques françaises doivent mettre en place des programmes de surveillance couvrant tout le cycle de vie des relations avec les tiers, depuis la due diligence initiale jusqu’à la sortie contrôlée. Le règlement distingue les prestataires TIC qui soutiennent des fonctions critiques ou importantes de ceux qui fournissent des services non critiques.
Les banques françaises doivent établir des méthodologies de classification permettant de déterminer quelles relations avec les tiers relèvent du champ d’application de DORA. Cette classification évalue si un service TIC soutient des fonctions qui, en cas d’interruption, porteraient atteinte à la performance financière, à la continuité d’activité, à la conformité des données ou à la qualité de service client. Les fonctions critiques incluent généralement le traitement des paiements, les plateformes de trading, les systèmes bancaires centraux et les référentiels de données clients.
DORA impose des clauses contractuelles spécifiques pour les accords avec les prestataires TIC assurant des fonctions critiques. Les banques françaises doivent négocier des droits d’audit permettant à la fois à la banque et aux autorités compétentes d’inspecter les installations, les systèmes et la documentation. Les contrats doivent inclure des engagements de niveau de service, des obligations de notification en cas d’incident de sécurité et des droits de résiliation. La planification de la sortie représente une exigence particulièrement complexe. Les banques doivent documenter la façon dont elles transféreraient les services TIC critiques vers d’autres prestataires ou les internaliseraient. Ces stratégies de sortie doivent traiter la portabilité des données, les droits de propriété intellectuelle et la compatibilité technique.
DORA exige des entités financières qu’elles évaluent le risque de concentration lié à la dépendance à un prestataire TIC unique. Les banques françaises doivent identifier les situations où plusieurs fonctions critiques reposent sur un même fournisseur, créant ainsi une vulnérabilité systémique. Cette évaluation va au-delà des relations contractuelles directes pour inclure les sous-traitants. Les banques doivent documenter le risque de concentration et en tenir compte dans leurs stratégies de continuité d’activité. Lorsque le risque de concentration ne peut être évité, elles doivent mettre en place des contrôles compensatoires comme une surveillance renforcée ou des capacités de traitement alternatives.
Construire des workflows conformes de classification et de déclaration des incidents
DORA impose des exigences obligatoires de déclaration d’incidents, avec des critères de classification et des délais précis. Les banques françaises doivent mettre en place des capacités de détection permettant d’identifier les incidents liés aux TIC quasi en temps réel, d’en évaluer la gravité selon les seuils réglementaires et de notifier les autorités compétentes selon les calendriers prescrits. Le règlement définit les incidents majeurs selon la durée de l’impact, le nombre de clients affectés, les pertes financières et la gravité des violations de données.
Les banques françaises doivent élaborer des matrices de classification des incidents traduisant les indicateurs observables en décisions de matérialité réglementaire. Ces matrices prennent en compte des indicateurs quantitatifs et qualitatifs. Les banques doivent désigner des personnes responsables capables de prendre rapidement des décisions de classification et d’autoriser les notifications réglementaires sans créer de goulets d’étranglement dans la validation.
Une détection efficace des incidents exige une visibilité sur l’ensemble de l’infrastructure technologique, des applications, du trafic réseau et des comportements utilisateurs. Les banques françaises doivent agréger les logs de différents systèmes dans des plateformes SIEM centralisées corrélant les indicateurs et identifiant les anomalies. Les règles de détection doivent couvrir à la fois les défaillances techniques et les événements de sécurité comme les tentatives d’accès non autorisé. La nature distribuée des technologies bancaires modernes complique la détection. Les banques doivent surveiller les data centers sur site, les environnements cloud, les applications SaaS et les plateformes mobiles via des cadres unifiés.
DORA impose la tenue de registres détaillés des incidents TIC, incluant la détection initiale, les décisions de classification, les actions de réponse, les communications et les revues post-incident. Ces registres doivent être conservés dans des formats infalsifiables. Les banques françaises doivent mettre en place des capacités de piste d’audit retraçant les actions des utilisateurs, les changements système, les mouvements de données et les processus décisionnels. Lors des contrôles, les régulateurs examinent ces pistes d’audit pour vérifier le respect des procédures, des délais de notification et la mise en œuvre des mesures correctives. Les banques doivent s’assurer que les pistes d’audit contiennent suffisamment de détails pour reconstituer la chronologie des incidents.
Mettre en œuvre des programmes de tests d’intrusion pilotés par la menace
DORA impose aux entités financières de réaliser des tests d’intrusion pilotés par la menace, simulant des scénarios d’attaque réalistes sur les fonctions critiques. Ces tests vont au-delà du simple scan de vulnérabilité en reproduisant les tactiques des véritables acteurs malveillants. Les banques françaises doivent concevoir des programmes de test évaluant à la fois les contrôles techniques et les capacités de réponse organisationnelle, avec des scénarios fondés sur les menaces actuelles.
Les tests d’intrusion pilotés par la menace doivent être réalisés par des équipes internes qualifiées ou des évaluateurs externes indépendants. Les banques françaises doivent s’assurer que les testeurs comprennent les processus métiers, les exigences réglementaires et l’architecture technologique de la banque. Le périmètre des tests doit inclure les personnes, les processus et la technologie.
Des tests efficaces nécessitent des scénarios reflétant les modes opératoires réels des attaquants. Les banques françaises doivent intégrer des plateformes de renseignement sur les menaces concernant les schémas d’attaque, les familles de malwares et les méthodes d’exploitation. Les scénarios doivent simuler des attaques en plusieurs étapes combinant accès initial par phishing, déplacement latéral sur le réseau, élévation de privilèges et exfiltration de données comme objectif final. Les banques doivent concilier réalisme et sécurité opérationnelle en définissant des protocoles de communication et des limites claires.
Les tests d’intrusion révèlent des vulnérabilités à corriger. Les banques françaises doivent instaurer des processus de gouvernance pour examiner les résultats, évaluer la gravité et prioriser la remédiation en fonction du risque sur les fonctions critiques. Les constats les plus graves nécessitent des plans d’action immédiats avec des délais définis. La remédiation va au-delà des correctifs techniques et inclut l’amélioration des processus et de l’architecture. Les banques doivent suivre l’avancement des remédiations et valider l’efficacité des contrôles mis en place par de nouveaux tests. Les autorités de supervision attendent une amélioration continue, chaque cycle de test devant démontrer des progrès mesurables.
Mettre en place des mécanismes de partage d’informations sur les menaces
DORA encourage les entités financières à participer à des dispositifs de partage d’informations sur les menaces, les indicateurs d’attaque et les bonnes pratiques de défense. Les banques françaises bénéficient d’une défense collective en partageant des informations sur les attaques en cours ou les vulnérabilités nouvellement découvertes. Ces dispositifs doivent concilier transparence et confidentialité.
Les banques françaises doivent établir des cadres juridiques et techniques pour le partage d’informations, répondant aux exigences de protection des données et aux attentes réglementaires. La participation à des centres sectoriels de partage d’informations offre des forums structurés pour échanger sur les menaces. Les banques doivent désigner des personnes habilitées à partager des informations à l’externe.
Recevoir des renseignements sur les menaces n’a de valeur que si les banques les exploitent en adaptant leurs règles de détection ou en renforçant leur surveillance. Les banques françaises doivent intégrer ces flux dans les workflows de sécurité zero trust afin que les indicateurs partagés déclenchent automatiquement des actions défensives. Elles doivent également contribuer en retour à la communauté, créant ainsi une valeur réciproque. La documentation de ces activités prouve aux superviseurs l’engagement actif dans la défense collaborative.
Sécuriser les flux de données sensibles et établir des pistes d’audit opposables
Les banques françaises traitent d’importants volumes de données financières sensibles à protéger tout au long de leur cycle de vie. Les exigences DORA en gestion des risques TIC imposent une visibilité totale sur la circulation des données sensibles entre les systèmes, leur passage vers des prestataires tiers et leur accès par les utilisateurs. Les banques doivent mettre en œuvre des contrôles imposant le principe du moindre privilège, chiffrer les données en transit et au repos, et générer des pistes d’audit retraçant chaque interaction avec l’information sensible.
Le défi consiste à sécuriser les flux de données dans des environnements technologiques hétérogènes incluant des systèmes sur site, des applications cloud, des plateformes de messagerie et des appareils mobiles. Les banques françaises doivent instaurer des contrôles de sécurité unifiés qui suivent les données sensibles où qu’elles se trouvent.
Les modèles de sécurité périmétriques traditionnels ne sont plus adaptés à l’environnement bancaire moderne. Les banques françaises doivent mettre en œuvre une architecture zero trust vérifiant l’identité, l’état du terminal et le contexte de risque avant d’accorder l’accès aux données sensibles. Les contrôles sensibles au contenu inspectent les données pour appliquer des règles selon leur classification. Les banques doivent classifier les données selon les exigences réglementaires et leur sensibilité métier, puis appliquer des politiques restreignant le partage des données classifiées.
DORA exige des pistes d’audit couvrant toutes les activités TIC sur les systèmes traitant des données sensibles. Les banques françaises doivent mettre en place des capacités de journalisation enregistrant l’authentification, les demandes d’accès, les mouvements de données et les actions administratives dans des formats infalsifiables. L’immutabilité est essentielle pour la défense réglementaire. Les banques doivent instaurer des contrôles techniques empêchant la modification ou la suppression des logs d’audit. La signature cryptographique, le stockage en mode « write-once » et l’agrégation externe des logs sont des mécanismes assurant l’intégrité des pistes d’audit.
Atteindre la résilience opérationnelle grâce à une gestion intégrée des risques TIC
Les banques françaises qui mettent en place des programmes de gestion des risques TIC alignés sur DORA gagnent en résilience opérationnelle, en capacité à se défendre face aux régulateurs et en performance ajustée au risque. Ces programmes réduisent la probabilité et l’impact des perturbations en identifiant les vulnérabilités en amont, en déployant des contrôles adaptés et en instaurant des capacités de réponse rapide aux incidents. Des structures de gouvernance intégrées éliminent les silos entre gestion des risques technologiques, sécurité de l’information, continuité d’activité et supervision des tiers.
Les bénéfices opérationnels vont au-delà de la conformité réglementaire. Les banques françaises dotées de capacités matures de gestion des risques TIC détectent et corrigent les incidents plus rapidement. Une supervision rigoureuse des tiers réduit le risque supply chain et améliore la responsabilité des fournisseurs. Les tests d’intrusion pilotés par la menace révèlent les failles exploitables avant les attaquants. Les dispositifs de partage d’informations offrent une alerte précoce sur les menaces émergentes. Ensemble, ces capacités créent des opérations résilientes protégeant les données clients et la disponibilité des services.
Les banques françaises doivent considérer les exigences DORA en gestion des risques TIC comme un socle d’excellence opérationnelle et non comme une simple case à cocher. Les organisations qui intègrent ces exigences à leur gestion globale des risques, investissent dans l’amélioration continue et instaurent une responsabilité sur les résultats en matière de résilience sont mieux armées pour faire face aux perturbations tout en prouvant leur conformité grâce à des pistes d’audit opposables et des décisions documentées.
Comment le Réseau de données privé Kiteworks facilite la conformité DORA en gestion des risques TIC
Les banques françaises ont besoin de plateformes intégrées sécurisant les flux de données sensibles dans des environnements technologiques complexes tout en générant les pistes d’audit immuables et les workflows de reporting automatisés exigés par DORA. Le Réseau de données privé offre une plateforme unifiée pour sécuriser le partage de contenu sensible via Kiteworks Secure Email, Kiteworks Secure File Sharing, MFT sécurisé, Kiteworks Secure Data Forms et des interfaces de programmation applicative. Les organisations bénéficient d’une visibilité totale sur les mouvements de données sensibles tout en appliquant une protection zero trust et des contrôles sensibles au contenu empêchant tout accès ou exfiltration non autorisés.
Kiteworks permet aux banques françaises de mettre en œuvre des architectures zero trust définies par le contenu, vérifiant l’identité, évaluant le contexte de risque et appliquant des politiques d’accès granulaires selon la classification et la sensibilité des données. La plateforme inspecte le contenu à la recherche d’informations sensibles grâce à des moteurs de classification intégrés et à l’intégration avec les systèmes DLP d’entreprise. Les organisations appliquent des politiques limitant le partage selon le type de fichier, la classification du contenu, le domaine du destinataire, la zone géographique et le rôle utilisateur. Ces contrôles s’appliquent de façon homogène à tous les canaux de communication.
La plateforme génère des journaux d’audit immuables retraçant chaque interaction avec les données sensibles : qui a accédé au contenu, quand, quelles actions ont été réalisées et quelles politiques ont été appliquées. Ces pistes d’audit s’alignent directement sur les cadres de conformité réglementaire, dont DORA, la conformité RGPD et les exigences sectorielles. Les banques françaises utilisent les fonctions de reporting conformité de Kiteworks pour prouver leur conformité lors des contrôles sans avoir à compiler manuellement des preuves. L’intégration avec les plateformes SIEM, les workflows SOAR et les systèmes de ticketing ITSM permet d’automatiser la détection des incidents et l’orchestration des réponses.
Kiteworks complète les investissements existants en CSPM, DSPM, IAM et zero trust en étendant les contrôles de sécurité unifiés aux données sensibles en mouvement. Les banques françaises intègrent Kiteworks avec les fournisseurs d’identité pour l’authentification fédérée, connectent les moteurs DLP pour la classification du contenu et relient les plateformes SIEM pour la supervision centralisée. Cette intégration crée des architectures de défense en profondeur où plusieurs couches de sécurité protègent collectivement les données sensibles tout au long de leur cycle de vie. Réservez une démo personnalisée pour découvrir comment Kiteworks permet aux banques françaises d’opérationnaliser les exigences DORA en gestion des risques TIC tout en sécurisant les données financières sensibles et les communications clients.
Foire aux questions
DORA instaure un cadre unifié de gestion des risques TIC pour les banques françaises, imposant des structures de gouvernance des données couvrant l’identification des risques, la protection, la détection, la réponse et la reprise. Les banques doivent mettre en place des contrôles pour la gestion des prestataires tiers, la déclaration des incidents, les tests de résilience et conserver des journaux d’audit immuables pour démontrer une résilience continue sur les systèmes critiques et les flux de données.
Dans le cadre de DORA, les banques françaises doivent mettre en place des programmes de gestion des risques liés aux tiers couvrant tout le cycle de vie des relations, de la due diligence aux stratégies de sortie. Cela inclut la classification des prestataires selon leur criticité, la négociation de clauses contractuelles spécifiques comme les droits d’audit et les clauses de résiliation, l’évaluation du risque de concentration et la documentation des plans de transition pour les services TIC critiques.
DORA impose aux banques françaises de mettre en place des workflows de détection et de déclaration des incidents avec des critères de classification et des délais précis. Les banques doivent identifier les incidents liés aux TIC quasi en temps réel, en évaluer la gravité selon les seuils réglementaires et notifier les autorités dans les délais prescrits, tout en conservant des registres infalsifiables de tous les détails pour les contrôles de supervision.
DORA exige que les banques françaises réalisent des tests d’intrusion pilotés par la menace simulant des scénarios d’attaque réalistes sur les fonctions critiques. Ces tests, fondés sur les renseignements sur les menaces actuelles, évaluent les contrôles techniques et les capacités de réponse, les résultats servant à prioriser la remédiation et à démontrer les progrès en matière de résilience auprès des autorités de supervision via des plans d’action documentés.